Emmanuelle Gorgy Allegre enseigne la philosophie à Lyon et vit le voyage comme un art de vivre où chaque instant devient une aventure. Ses croquis et dessins relient l’ailleurs, le quotidien et le soi, témoignant d’une quête de découvertes et de rencontre.
Comment t’es-tu lancée dans l’exercice du carnet de voyage ?
Je suis autodidacte en dessin. Je peignais (acrylique) sur de grandes toiles. Et je faisais des voyages sportifs, à vélo, de grands treks. L’art je le séparais de mes voyages.
J’ai commencé l’aquarelle à la suite d’un déménagement. Je suis passée d’un grand logement avec un pièce pour un atelier à un logement plus petit. Je me suis alors dit j’arrête la peinture et je me lance dans l’aquarelle. Des contrainte logistiques m’ont amenée au carnet de voyage. En parallèle, je suis prof de philosophie dans un lycée à Lyon. Je dessine les week-ends et pendant les vacances.
Que présentes-tu au 25ème Rendez-vous International du Carnet de Voyage ?
C’est ma 3e participation. Je présente un carnet réalisé en juillet, août 2024 sur l’île de Sumatra. Il retrace la diversité des paysages et la diversité culturelle. Dans ce carnet on y trouve notamment les ressentis que j’ai eus sur place et je veux aussi informer sur une destination.
Est-ce qu’il y a eu une rencontre marquante durant ce voyage ?
J’ai rencontré Pak Nis, un vieux monsieur, guide dans la vallée d’Aro (à l’ouest de Sumatra), décrit comme LE connaisseur du lieu, de la forêt et à qui il faut s’adresser pour voir certaines espèces de singes. A la fin de la journée, il m’a a fait visiter l’école qu’il a fondée, appelée l’école de la nature. Il y enseigne les instruments de musique traditionnels. C’est un monsieur sans dent, qui les a vendus pendant le Covid car son activité ne marchait plus. Il m’a tressé un bracelet qui est sur le stand.
As-tu un continent de prédilection pour voyager ?
J’ai beaucoup voyagé en Asie, au Sri Lanka, au Népal, j’ai d’ailleurs présenté mes carnets il y a 4 ans et 2 ans au Rendez-vous International du Carnet de Voyage. Je suis attirée par ce continent. Je suis spécialisée dans les photopsies orientales et je fais aussi du yoga.
Qui est ton coup de cœur du festival ?
J’ai eu un vrai coup de cœur pour Nathalie Pinta car je fais beaucoup d’escalade en montagne, sa représentation des montagnes me parle beaucoup. J’aime beaucou sa technique et son utilisation du noir et blanc.



