Artiste-autrice roumaine diplômée de l’école Cesan (arts narratifs), Consuela Sardarescu pratique le dessin sur le vif à l’encre et a l’aquarelle, ainsi que sur tablette. L’art en mouvement est devenu sa facon de vivre.
Comment as-tu décidé de changer de vie ?
J’ai fait polytechnique et j’ai une formation d’ingénieure informatique. J’ai décidé il y a une 15e d’années de changer de voie professionnelle, c’était un long voyage pour arriver à le faire. C’est difficile de renoncer à une carrière en informatique qui paye beaucoup et de devenir artiste mais je devais le faire.
Je dessine et peins depuis toujours. J’ai commencé à faire des carnets de voyage il y a plus de 15 ans car c’était dans l’instantané, ça ne prend pas beaucoup de temps et on peut dessiner au fil des jours, au cours de nos pérégrinations. C’est ce qui m’a attirée vers le carnet de voyage.
Je fais de la peinture, du dessin, de la sculpture, de la musique. Artistiquement, je suis polyvalente et je pense que c’est quelque chose qui me caractérise, je ne peux pas me concentrer sur une seule chose pendant longtemps. Tous mes efforts artistiques dans une voie qui converge au cours des années.
Quand t’es tu lancée dans la peinture avec ton IPad ?
Depuis 3 ans, j’ai commencé à faire des dessins, peintures de voyage avec l’IPad. J’ai développé une technique complètement personnelle pour capturer très rapidement des images qui sont assez colorées, avec des effets de lumière poussés. Mais je ne me concentre pas que sur l’IPad, je jongle avec les techniques classiques.
Que présentes-tu au Rendez-vous International du Carnet de Voyage ?
Je présente trois livres que j’ai édités avec Amazon à partir de mes carnets et aussi des cartes postales avec des images que j’ai faites en voyage avec mon IPad.
Des voyages à Séville (« Séville : Carnet d’art et d’histoire » – autoedition), en Camarague (non édité), en Martinique, à New York, à Bordeaux dans un même livre. Je présente également un carnet de voyage imaginaire au Mississippi, un voyage rêvé, souhaité, je n’y suis jamais allée. C’est un endroit où j’aimerais aller car je suis passionnée par la musique blues. J’ai aussi apporté un carnet de vie qui contient un voyage en Roumanie, chez ma famille, c’est un instantané de vie.
As-tu un projet ?
J’aimerais faire un livre en Roumanie sur les monastères car il y en a beaucoup. Je voudrais aller dessiner sur place, parler avec les gens et mettre en avant le côté spirituel et historique.
Qui est ton coup de cœur du festival ?
J’adore Céline Lorenzi, je l’ai rencontrée à la gare, j’aime beaucoup son travail très onirique, très coloré.



