Artiste professionnelle autodidacte inspirée par les scènes d’intérieur ou urbaines, la nature sauvage, les silhouettes et paysages, Violaine Abbatucci expose en galeries, salons nationaux et internationaux. Elle est venue au Rendez-vous International du Carnet de Voyage avec le poète écrivain, Loïc Bataille.
Violaine, comment t’es-tu lancée dans le dessin ?
Violaine : Je travaillais dans l’industrie du médicament, j’ai subi un licenciement économique, j’étais alors au chômage et j’ai commencé à peindre, c’était il y a presque 20 ans. Après 2 ans de chômage, j’avais beaucoup de tableaux et j’ai fait des expositions qui ont fonctionné mais ça ne payait pas mes factures. C’était le début de la galère qui a duré 6 ans pour continuer à peindre, tout en faisant en parallèle des petits boulots. Maintenant je suis professionnelle depuis 10 ans et je suis très contente.
Loïc, d’où vient ton amour pour les mots ?
Loïc : J’écris depuis 2014, attiré par la chanson, notamment les morceaux de Bernard Lavilliers comme « Rafales ». J’ai compris l’évidence de l’écrit par le biais de la chanson. Il est facile d’associer le travail pictural de Violaine et le mien.
Comment avez-vous commencé à travailler ensemble ?
Violaine : En 2017, je suis partie faire un voyage en Italie avec mon carnet de voyage. Je suis revenue avec ce carnet que Loïc a vu. Il m’a dit « ça m’inspire des mots », alors qu’il ne s’était pas rendu sur place. On a réalisé une première édition de ce livre qui s’appelle « L’essence italienne », notre premier ouvrage à 4 mains.
Que venez-vous présenter au Rendez-vous International du Carnet de Voyage ?
Violaine et Loïc : Cette année, notre petit bébé pèse 1,2 kilos, est doté de 300 pages et s’appelle « Venise, croquis d’histoire ». Il s’agit de 3 carnets sur Venise, réalisés à la suite de 3 ou 4 voyages effectués ensemble là-bas. Cela représente deux ans et demi d’écriture, beaucoup de bibliographies consultées. Cet ouvrage montre comment Venise a su s’adapter (écologiquement) à son milieu.
Pourquoi vous êtes-vous intéressés à l’écologie à Venise ?
Loïc : Venise est un paradoxe, un surgissement vers le ciel. On interroge la notion de rapport à l’environnement. On a utilisé la racine du mot écologie « oikos » le lieu, et le « logos », la méthode, le moyen. Parler de l’écologie géographique, culturelle, sociologique, politique, c’est ambitieux. Il s’agit de répondre à d’ambitieuses questions.
Violaine : nous nous sommes inscrits dans des bibliothèque vénitiennes car nous voulions consulter des livres sur place, des livres de référence pour prendre connaissance de dates, des logiques d’expansion de Venise.
Quels sont vos projets ?
Nous organisons des stages qui mêlent les mots et les pinceaux, une expérience du voyage amplifiée par le dessin et l’écriture, les deux étant liés et permettant de s’exprimer en profondeur et de façon personnelle.
Qui est votre coup de cœur du festival ?
Loïc : Simon et Patrick Duffosé car il y a beaucoup de poésie dans leur ouvrage.
Violaine : J’aime le coup de crayon de Simon et la force de son dessin.



