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Il faut aller voir

EN TÊTE-A-TÊTE AVEC STUKI-SAN

De l’illustration d’événements de pleine nature, à la réalisation de sentiers pédagogiques, la nature inspire Stuki-San. Elle poursuit sa voie de dessinatrice et d’aquarelliste engagée, navigue entre documentation et poésie, partage la beauté d’un instant juste et vrai.

Comment t’es-tu lancée dans le carnet de voyage ?

J’ai toujours dessiné. Adolescente, j’ai appris les bases du dessin dans une académie de dessin. J’ai fait un bac arts appliqués après un BTS images et je n’ai jamais arrêté de dessiner.

Concernant mon goût pour le carnet de voyage, j’ai toujours croqué ou fait des croquis en apprenant à dessiner, même à l’école. J’ai une vraie appétence pour l’exploration scientifique, j’étais fan du commandant Cousteau. En étant graphiste, je fais beaucoup d’illustrations, de vulgarisation scientifique. J’ai été amenée à faire des sentiers pédagogiques. Je ne savais pas réellement que ça pouvait être une discipline en tant que telle, le carnet de voyage. Et au Rendez-vous International du carnet de voyage, je me suis rendu compte que je n’étais pas seule. Je me suis alors dit que j’avais plein de croquis mais pas assez pour en faire un carnet de voyage. Le Covid aidant, j’ai pu produire assez pour faire un carnet. Et tout s’est enchainé.

Que présentes-tu au festival ?

Je présente mon carnet « Les derniers sables » (autoédition). C’est la dernière plage du littoral avant les falaises situées vers Collioure, c’est une plage en voie d’extinction. Depuis la construction du port il y a 60 ans, le sable est dévié vers le large, il ne vient plus alimenter la plage. Faire des croquis, c’est représenter des choses en l’état actuel et en garder la mémoire, en sachant que rien n’est éternel, tout bouge.

As-tu fait une rencontre marquante sur place ?

Je m’imprègne souvent d’un territoire à l’aide des locaux pour ne pas arriver en touriste. Cela me permet de discuter avec des personnes qui me communiquent de vraies informations. L’association de Défense du Racou (la dernière grande plage avant le massif des Albères, frontière entre la France et l’Espagne) m’a donné toutes les informations scientifiques pour ne pas que je raconte de bêtises. Ils m’ont ouvert toutes les portes. Les gens sont très généreux.

Je te donne un billet sans retour, où vas-tu ?

Je vais dans la Creuse, à Faux-la-Montagne (plateau de Millevaches), les arbres, la forêt me plaisent tout comme le fait de pouvoir retrouver l’essentiel, de l’eau, du bois et de l’air.

Qui est ton coup de cœur du festival ?

Christophe Pons Capitaine car il représente la montagne noire et ça me plait.

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